

La COP Locale de Sédhiou a d’abord permis de mettre des mots simples sur les changements que nous voyons tous les jours au Pakao : la chaleur qui augmente, les pluies qui deviennent bizarres et les inondations qui fatiguent nos quartiers. Les formations ont expliqué que pour faire face à cela, il ne suffit pas de subir, mais qu’il faut s’organiser ensemble pour protéger nos ressources comme l’eau et la forêt. Les experts ont montré que nos communes et nos villages doivent apprendre à prévoir ces risques pour que l’agriculture et la santé de nos familles ne soient pas trop impactées.
Un accent particulier a été mis sur la place de la femme, des jeunes et des enfants dans ce combat. Puisque ce sont souvent les femmes qui s’occupent du foyer et les enfants qui vivront dans le monde de demain, le rapport souligne qu’ils doivent être au cœur des décisions de justice climatique. Les participants ont appris que protéger l’environnement, c’est aussi une question de droit et de justice : celui qui pollue doit réparer, et les plus vulnérables doivent être mieux soutenus pour accéder à la terre et aux financements verts qui existent, mais qui restent encore difficiles à obtenir pour nos groupements locaux.
Enfin, la formation a insisté sur le rôle essentiel de nos élus et de nos chefs de village. Pour que Sédhiou soit prête pour la grande conférence mondiale (COP 30), il faut que chaque mairie inscrive l’environnement dans son budget et ses plans de travail. Le message est clair : la solution viendra de notre capacité à mélanger nos connaissances traditionnelles avec les nouvelles techniques. L’action s’est terminée par un geste concret, l’opération « Une famille, un arbre », pour montrer que chaque plant planté est une promesse de vie pour la Casamance.